PROGESPLUS
Contrôle de température des réseaux d’eau chaude
Produits

Contrôle de température des réseaux d’eau chaude

Thomas Queva 11 minutes de lecture

Les légionelles se multiplient entre 25 et 45 °C, et les réseaux d’eau chaude sanitaire leur offrent un terrain de choix. L’arrêté du 1er février 2010 impose à tout établissement recevant du public de surveiller la température de ses installations, sous la responsabilité juridique du responsable des installations. Ce guide fait le point sur les établissements concernés, les points de mesure, la fréquence des contrôles et les solutions pour les automatiser.

Luttez contre la légionellose en contrôlant automatiquement la température de votre réseau d’eau chaude sanitaire (ECS)

La légionellose : de quoi parle-t-on ?

La légionellose est une infection respiratoire provoquée par une bactérie de la famille des legionella. La contamination se fait par inhalation d’eau contaminée, sous forme d’aérosol ou de gouttelettes.

Comment se développent les légionelles ?

Pour se développer, la bactérie a besoin d’une température se situant entre 25 et 45 °C.

Les tours aéro-réfrigérantes, les réseaux de production et de distribution d’eau chaude sanitaire (ECS) et d’eau froide et les humidificateurs sont des environnements de choix pour le développement des légionelles.

Température de multiplication des légionelles
Plage de température de multiplication des légionelles.

Pourquoi la lutte contre la légionellose est-elle importante ?

La légionellose reste, aujourd’hui encore, une maladie respiratoire sévère dont le taux de décès en France atteint 11 %, comme le rappelle l’ARS Grand Est. En France, il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire. Pour Santé publique France, entre 1 200 et 1 500 cas sont déclarés chaque année. La légionellose peut prendre deux formes :

  • Une infection non pulmonaire de type grippal, avec un taux de létalité faible.
  • Une infection pulmonaire grave appelée légionellose, appartenant à la catégorie des pneumopathies sévères. Son traitement peut nécessiter une prise en charge en réanimation ou en soins intensifs.

L’Institut de veille sanitaire (InVS), aujourd’hui Santé publique France, indique qu’au cours de ces 5 dernières années :

  • 11 à 13 % des cas de légionellose ont été reliés à la fréquentation d’hôtels, de résidences de tourisme et de campings.
  • 6 à 8 % sont reliés à la fréquentation d’établissements de santé.
  • 4 à 5 % sont liés à la fréquentation d’établissements sociaux et médico-sociaux d’hébergement pour personnes âgées (EHPAD).

Il est difficile d’éliminer définitivement les bactéries d’un réseau d’eau. Il faut donc assurer une surveillance de température constante pour éviter le développement de légionelles.

Quels facteurs favorisent la prolifération des légionelles ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la multiplication des légionelles et nécessitent de prendre des précautions supplémentaires :

  • Lorsque les réseaux d’ECS sont complexes et longs. Ce contexte favorise la stagnation de l’eau dans les conduites, et donc la multiplication des bactéries.
  • Lorsque l’installation d’ECS n’est pas utilisée depuis un moment, ou utilisée seulement de façon périodique.
  • Lorsque de précédentes analyses ont pu identifier la présence de légionelles.

Afin de limiter les risques, il est nécessaire de conserver une température suffisante au sein de l’ensemble de votre réseau d’ECS.

Ce que la réglementation impose

Qui est le responsable aux yeux de la loi ?

La responsabilité juridique du responsable des installations peut être engagée en cas de non-respect des dispositions de l’arrêté du 1er février 2010.

C’est le responsable des installations qui a la charge de la mise en œuvre de l’arrêté du 1er février 2010 dans son établissement qui porte la responsabilité juridique des conséquences sanitaires (risque de légionellose) et de la sécurité des usagers (risque de brûlure).

Ainsi, le responsable des installations peut être le propriétaire des installations, le directeur de l’établissement (hôpital, EHPAD, maison de retraite…) ou un exploitant si cette responsabilité lui a été contractuellement déléguée.

Faut-il surveiller la température de son installation d’eau chaude sanitaire ?

L’arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire impose, pour tout établissement recevant du public, de réaliser une surveillance qui repose, notamment, « sur des mesures de la température de l’eau et des campagnes d’analyse de légionelles dans chacun des réseaux d’eau chaude sanitaire ».

Selon le Guide d’information pour les gestionnaires d’établissements recevant du public, édité par l’ARS Grand Est, sont concernés par cette obligation de surveillance :

  • Tous les établissements de santé.
  • Les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPAD, maisons de retraite).
  • Les autres établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Les maisons d’arrêt, maisons centrales, centres de détention ou de semi-liberté.
  • Les hôtels, résidences de tourisme, campings.
  • Les établissements thermaux.
  • Les complexes aquatiques.
  • Les résidences universitaires, collèges et lycées comportant des blocs sanitaires avec douches à usage du public (élèves), et les centres aérés comportant des blocs sanitaires avec douches à usage du public (enfants).
  • Les établissements de plein air.

La liste complète des établissements concernés est à retrouver dans le guide d’information de l’ARS Grand Est.

Vous êtes donc concerné si vous êtes responsable d’un réseau d’eau chaude sanitaire (ECS) collectif dans un établissement de ce type.

Où et à quelle fréquence contrôler la température ?

À quelle fréquence surveiller son réseau d’ECS ?

La réglementation précise clairement les points de surveillance à suivre ainsi que la fréquence des contrôles des réseaux d’eau chaude sanitaire (ECS). Ces relevés anti-légionellose sont à effectuer de façon régulière.

Légionellose : fréquence des contrôles de température des réseaux d’ECS
Source : guide technique « Maîtrise du risque de développement des légionelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire », janvier 2012.

Sur quels points du réseau faire les mesures ?

Les annexes 1 et 2 de l’arrêté du 1er février 2010 listent les différents points techniques devant faire l’objet d’une surveillance au sein de chaque réseau d’ECS. Vous devez ainsi assurer un contrôle :

  • Au niveau de la sortie de la production d’ECS (mise en distribution), et assurer la mise en distribution d’une eau de température suffisamment élevée et supérieure à 55 °C.
  • Au niveau du fond de ballon de production et de stockage d’ECS.
  • Au niveau du retour de boucle (retour général en production), en mesurant la température au niveau de chaque boucle.

Contrôles manuels ou automatisés : que choisir ?

Deux types de contrôle s’offrent à vous :

  • Des contrôles manuels : en utilisant du matériel vous permettant de contrôler la température directement à différents points d’usage (thermomètres portatifs).
  • Des contrôles manuels ou automatiques : à l’aide de sondes de température et d’enregistreurs de température vous permettant de contrôler de façon plus précise et continue la température au sein de votre réseau d’ECS.

Automatiser la surveillance de votre réseau d’ECS

Nos sondes de température connectées vous permettent d’automatiser vos contrôles réguliers et vous apportent gain de temps et sécurité dans le respect de vos obligations.

Les sondes sont placées directement sur les conduites d’eau chaude sanitaire et sont connectées sur la plateforme internet Thermotrack Webserve. Depuis un PC ou un smartphone, vous contrôlez en temps réel la température de vos conduites aux endroits stratégiques.

En cas d’anomalie de température, vous recevez une notification ou un e-mail d’alarme. Toutes les températures sont archivées automatiquement. En cas de contrôle ou d’audit, vous retrouvez tout l’historique des températures de votre installation.

Vous disposez ainsi :

  • De sondes précises et faciles à installer.
  • D’une surveillance en temps réel, 24/7.
  • D’alarmes sur votre PC et votre smartphone en cas de températures non conformes.
  • De graphiques de contrôle de la température.
  • De rapports PDF et Excel.
  • De plans d’installation.
  • D’un archivage sécurisé de 10 ans.
Contrôle de la légionellose : température du réseau d’ECS sur Thermotrack Webserve

Des sondes de température numériques adaptées à votre réseau d’ECS

Nos sondes de température numériques s’adaptent à votre réseau d’ECS afin de vous garantir fiabilité et facilité d’utilisation.

Sondes de température pour le contrôle d’un réseau d’ECS contre la légionellose

Connecter vos sondes à votre réseau d’eau chaude sanitaire

Sensor Net Connect et ses sondes de température sur IP

Un boîtier intelligent qui se connecte sur votre réseau en Wi-Fi ou câble Ethernet, avec 3 ports pour la connexion de sondes de température.

  • Ethernet ou Wi-Fi.
  • Alimentation 5 V.
Sonde de température à connexion Ethernet, Sensor Net Connect
Découvrir Sensor Net Connect

FoxNet, l’enregistreur de température sans fil

Un enregistreur qui se connecte sans fil sur votre réseau, avec également 3 ports pour sondes de température.

  • Portée de 600 mètres en champ libre.
  • Alimentation sur piles fournie.
  • Mémoire de 2 048 valeurs.
Enregistreur de température sans fil FoxNet
Découvrir FoxNet

Exemple de contrôle d’un réseau d’ECS

Contrôle d’un réseau d’ECS avec des sondes de température et Thermotrack Webserve
Contrôle d’un réseau d’ECS grâce aux sondes et à la plateforme Plug and Track.

Sources

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la légionellose et comment se transmet-elle ?

C’est une infection respiratoire provoquée par une bactérie de la famille des legionella. La contamination se fait par inhalation d’eau contaminée, sous forme d’aérosol ou de gouttelettes.

À quelle température les légionelles se développent-elles ?

La bactérie a besoin d’une température se situant entre 25 et 45 °C pour se développer. Les tours aéro-réfrigérantes, les réseaux de production et de distribution d’eau chaude sanitaire et d’eau froide, ainsi que les humidificateurs, sont des environnements de choix pour sa multiplication.

Quels établissements sont soumis à l’obligation de surveillance ?

L’arrêté du 1er février 2010 vise tout établissement recevant du public. Le guide d’information de l’ARS Grand Est cite notamment : tous les établissements de santé, les EHPAD et maisons de retraite, les autres établissements sociaux et médico-sociaux, les maisons d’arrêt, maisons centrales, centres de détention ou de semi-liberté, les hôtels, résidences de tourisme et campings, les établissements thermaux, les complexes aquatiques, les résidences universitaires, collèges et lycées comportant des blocs sanitaires avec douches à usage du public, les centres aérés dans le même cas, et les établissements de plein air.

Qui porte la responsabilité juridique en cas de manquement ?

Le responsable des installations, qui a la charge de la mise en œuvre de l’arrêté du 1er février 2010 dans son établissement. Il peut s’agir du propriétaire des installations, du directeur de l’établissement (hôpital, EHPAD, maison de retraite…) ou d’un exploitant si cette responsabilité lui a été contractuellement déléguée. Il répond des conséquences sanitaires — risque de légionellose — et de la sécurité des usagers — risque de brûlure.

Sur quels points du réseau faut-il mesurer la température ?

Les annexes 1 et 2 de l’arrêté listent trois points de contrôle : la sortie de la production d’ECS, où l’eau mise en distribution doit être à une température supérieure à 55 °C ; le fond de ballon de production et de stockage ; et le retour de boucle, mesuré au niveau de chaque boucle.

Quels facteurs augmentent le risque de prolifération ?

Trois situations demandent des précautions supplémentaires : des réseaux d’ECS complexes et longs, qui favorisent la stagnation de l’eau dans les conduites ; une installation qui n’est pas utilisée depuis un moment, ou seulement de façon périodique ; et de précédentes analyses ayant identifié la présence de légionelles.

Contrôles manuels ou automatisés : que choisir ?

Deux types de contrôle sont possibles. Les contrôles manuels, avec du matériel permettant de relever la température directement aux différents points d’usage, comme des thermomètres portatifs. Et les contrôles manuels ou automatiques, à l’aide de sondes et d’enregistreurs de température, qui donnent un suivi plus précis et continu de la température au sein du réseau d’ECS.

Qu’apporte une surveillance automatisée par sondes connectées ?

Les sondes sont placées directement sur les conduites d’eau chaude sanitaire et connectées à la plateforme Thermotrack Webserve. Depuis un PC ou un smartphone, la température est contrôlée en temps réel, 24/7. En cas d’anomalie, une notification ou un e-mail d’alarme est envoyé. Toutes les températures sont archivées automatiquement, avec graphiques de contrôle, rapports PDF et Excel, plans d’installation et archivage sécurisé de 10 ans — l’historique complet est donc disponible en cas de contrôle ou d’audit.

Une question sur ce sujet ?

Notre équipe technique vous répond et vous accompagne sur le choix, la mise en œuvre et le suivi de votre solution.